À 60 km au nord de Baeza, une cascade qui vaut le déplacement.
Cascada San Rafael
Elle est très belle et impressionnante de par sa force. Elle se découvre après 50 minutes de marche dans une forêt sauvage car elle fait partie du Parc National Cayambe-Coca.
12. PAPALLACTA ET EL PARQUE NACIONAL CAYAMBE-COCA 17/21-1-2026
Nous sommes de nouveau remontés dans les Andes, à l’Est de Quito.
Le Parc National Cayambe-Coca est un Parc d’altitude. La maison des guardaparques est à 3.700 m. On peut y parquer et y passer la nuit. Il fait frais mais très supportable. Quand on marche, on est vite essoufflés. Mais ce Parc vaut bien de petits efforts. Il y en a même qui ont vu le fameux ours à lunettes.
Pour arriver à l’entrée du Parc, il faut suivre la piste de 5 km après avoir traversé tout le parking des Thermes de Papallacta en précisant que l’on monte vers le Parc National.
Des lagunas à 3.800 m d'altitudeOn peut marcher des heures sur des sentiers balisés.
La forêt est superbe, d’une richesse botanique incroyable. Je disais à Claude que si nous nous retrouvions dans une prochaine vie, nous nous spécialiserions dans la botanique.
Plante grasse à 3.500 m d'altitude Corolle cireuse d'une Ceratostena, famille des myrtilles Baies roses de Gaultheria dans les sols humides d'altitude Orchidée araignée, Orchidée Brassia, unique à ce Parc
Pour les oiseaux, nous sommes aussi très contents d’en avoir déniché trois nouveaux.
Nouvel oiseau, le tangara de Wetmore / Masked Mountain-Tanager Cotinga à huppe rouge / Red-crested Cotinga
Dernier bivouac en dessous des antennes de Papallacta, à 4.080 m d’altitude. Il pleut. On a 15° dans le camper au réveil. Claude trouve un beau cotinga entre les gouttes.
Avant Quito, à Pifo, on entre dans un magasin pour un problème de Google qui refuse de nous laisser travailler notre blog. Il bloque l’entrée des photos. Deux jeunes passent une heure à régler le problème en transférant l’activité du blog sur Chrome. Mateo nous demande 2 dollars pour leur travail. On leur donnera un peu plus. C’est sûr qu’on n’aurait jamais pu s’en sortir seuls.
13. PASOCHOA ECOLOGICAL RESERVA 22-1-2026
À 40 km au sud de Quito et à 5 km de piste de Amaguana.
C’est une jolie Réserve dans le cratère d’un ancien volcan. Des sentiers de 1 à 8 heures de marche. Bivouac devant le refuge.
Broméliacée
14. QUITO, LA MITAD DEL MUNDO 23-1-2026
En 1735, l’Académie française envoyait une dizaine de scientifiques en Équateur pour déterminer la démarcation de la ligne imaginaire qui coupe la terre en hémisphère nord et hémisphère sud. L’expédition dura 10 ans. Une petite erreur de 215 mètres a été trouvée en fin 20ème s. avec la technologie du GPS.
Monument qui sépare les deux hémisphères
Au lieu d’aller dans le parking payant, on s’est arrêtés en bord de route pour immortaliser ce passage de la ligne de l’équateur, sous la pluie et les nuages.
15. ROUTE DE BELLAVISTA LODGE ET MINDO 23/27-1-2026
BELLAVISTA 2.100 m d’altitude
Nous sommes déjà venus ici en septembre 2014, mais il nous manquait pas mal d’oiseaux. La piste qui monte au Lodge est dans une forêt tropicale magnifique avec broméliacées, orchidées, fougères. Une ou deux voitures par jour. Quel calme.Trop de pluie en ce mois de janvier pourtant réputé le meilleur pour les oiseaux.
Une lanterne chinoise / Callianthe picta Sauge bleue originaire du Pérou et de l'Equateur Superbe inflorescence de la Bomarea Pardina Une minuscule araignée et ses proiesUn bec de canard, deux yeux, des oreilles... Google ne sait pas reconnaître cette fleur.
Paruline à gorge orangée / Blackburnian Warbler Cette fauvette arrivera au mois de mai au Canada. Pic puissant / Powerful Woodpecker
MINDO 1.500 m d’altitude
Petit village très touristique pour l’ornithologie et les sports du genre descente des rivières en chambres à air, tours d’observation de la canopée, visites de jardins où les colibris sont attirés par des abreuvoirs d’eau sucrée, Papillorama.
Malheureusement, ils proposent aussi des tours en quads. Ces quads hyper bruyants se déplacent par groupe en suivant un guide à moto qui les fait passer par les petites rues et les pistes en forêt.
Sylphe à queue violette / Violet-tailed SylphBeaucoup d’étrangers ont acheté des terrains qu’ils transforment en Ecolodge, Eco Réserve, etc. où il faut payer pour parcourir le moindre sentier.
Pour l’observation d’oiseaux, nous avons fait une dizaine de kilomètres jusqu’à Tarabita où les touristes vont prendre un petit téléphérique pour s’approcher de plusieurs cascades. Nous, nous dormons sur le parking du téléphérique et au matin, nous sommes aux premières loges pour voir la forêt se réveiller. Dès 6.00 h, des ornithologues et leurs guides nous rejoignent depuis Mindo. Pluie, bruine et nuages, mais beaucoup d’enthousiasme parmi nous. On découvre deux nouveaux oiseaux.
Héliange à queue bleue / Gorgeted SunangelPendant que Claude prenait ces photos, un colibri est venu butiner son oreille.
Toutes les pistes autour de Mindo sont pourries, pleines de trous. Où va donc l'argent des touristes?
16. OTAVALO / PARQUE CONDOR / LAGUNA CUICOCHA 28-1-2026
A l’époque de notre premier voyage il y a 50 ans, tous les indiens otavaleños étaient en costumes traditionnels.
Le marché touristique n’est pas passionnant: des ponchos, des bijoux, des chapeaux…
Par contre, trois rues plus loin, le Mercado municipal 24 de Mayo, a été plus intéressant pour nous grâce aux costumes traditionnels des acheteurs et à la variété des fruits, légumes et viandes.
Au marché municipal, les jupes fendues et le jupon blanc Choix d'un poulet
En 2026, on est étonnés de voir que beaucoup de femmes portent encore la jupe droite noire fendue jusqu’à la taille qui laisse voir un jupon blanc. Leur blouse est blanche et brodée et leur cou recouvert de colliers. Belles blouses brodées Ces dames portent toujours de multiples colliers autour du cou.↑↓
Les hommes de tous âges ont une tresse.
Pour les hommes, c’est rare qu’ils portent le pantalon blanc en ville. On les reconnaît plutôt à leur tresse.
Même de très jeunes filles portent le costume otavaleño. A l’étage supérieur, nous avons super bien mangé: une cebiche pour moi et un riz aux crevettes pour Claude, 5€ p.p.
PARQUE CONDOR
À l’Est de la ville, on a vraiment beaucoup aimé le Parc des condors. Pour y arriver, ce n’est pas simple. Aucune bonne route mais un dédale de petites routes.
Entrée: 6$
Aigle orné / Ornate Hawk Eagle qu'on a vu dans la nature en ArgentineVers 11.00 et vers 15.00 h, on peut voir une démonstration de vol. Nous n’y avons pas assisté mais cela peut être intéressant.
L’aigle solitaire / Solitary Eagle fait 70 cm de haut. Il mange des couleuvres, des oiseaux et aussi, des petits singes.Ce Parc reçoit les oiseaux qui ont souffert du braconnage et de la déforestation. Certains étaient victimes de maltraitance. On les soigne et si possible, on le réintègre dans la nature.
Harpie féroce / Harpy Eagle, jamais vu dans la natureCe Harpy Eagle s’appelle Olafa. Elle est née en 1989. Elle a donc 37 ans. L’arbre où était son nid a été coupé par des braconniers. En tombant, son aile s’est cassée. Recueillie par des étrangers, elle est devenue une mère reproductrice qui a donné naissance à 16 petits aiglons qui ont tous été réintroduits dans la nature.
Le Condor des Andes qu'on a souvent vu dans les Hautes Andes Pygargue Empereur / Steller's Eagle qu'on a vu au Japon