Des falaises qui nous ont rappelé les Tsinggis de Madagascar
Région de falaises calcaires, de pâturages et de forêts parsemés de rochers, de caves, de grottes et des gens d’une gentillesse incroyable. Deux beaux endroits depuis le village El Penon: la piste puis la balade vers le cerro de Panama et la piste qui va vers Las Cruces où les paysages sont encore plus beaux.
Pour accompagner une bonne salade, ne pas manquer ce fromage emballé dans des feuilles de bananier. Savoureux. Excellent.
11. VILLA DE LEYVA 18-3-2026 Très jolie ville coloniale du nom de son créateur en 1572, Don Andres de Leyva. Maisons blanches, toits de tuiles, balconnets en bois. Les ruelles sont en grosses pierres inégales. Une rue de Villa de Leyva Casa de TerracotaÉtonnante cette Casa de Terracota de l’architecte colombien, Octavio Mendoza. La maison est en terre cuite, du même argile que celui qui est cuit dans les fours de la région pour en faire des briques. On peut visiter l’intérieur: 11€ p.p.
12. PARAMO DE OCETA, près de Mongui 19-3-2026 Finalement, nous avons zappé cet endroit hautement recommandé pour voir la végétation d’altitude du paramo avec ses plantes superbes appelées Frailejones ou Grands moines ou Espelecia. Les frailejones ou Grands moines ou Espelecia, photo prise à El Angel en Equateur On est à 3.500-3.900 m d’altitude sur une piste de montagne. Un couple franco-colombien Diana et Quentin de Latitude Andina à Mongui peut organiser une visite de plusieurs kilomètres à pied. C’est bien entendu payant. Nous avions passé plusieurs heures à marcher gratuitement dans la Réserve El Angel au nord de l’Equateur, puis nous avions revu ces plantes entre Pasto et Mocoa en Colombie.
13. BARICHARA 20-3-2026 Réputé pour être le plus beau village de Colombie, il attire la bourgeoisie de Bogota qui vient se reposer dans leurs maisons de vacances. Les rues de Barichara sont superbement dallées.C’est un très joli village fondé en 1741 à l’époque coloniale. On est loin des couleurs de l’Etat d’Antioquia où Salento et Jardin sont les vedettes. Les maisons sont blanches couvertes de tuiles rondes et les rues sont dallées. C’est un village tranquille et bien agréable pour y passer quelques heures. La Cathédrale de l'Immaculée Conception L'intérieur de la Cathédrale et son toit en bambou En Colombie, les épiceries nous rappellent les années 60 de chez nous. Une entrée de maison se détache du mur blanc. Santa Barbara, jolie église de l'époque coloniale
Avant d’arriver à la mer des Caraïbes, nous voulions aller chercher des oiseaux dans des forêts perdues. Mais en lisant les rapports et en écoutant les locaux, nous avons décidé de ne pas y aller. Les locaux nous disaient de laisser notre camper dans leurs villages à cause du risque de mauvaises rencontres avec des bandes armées, ce qui voulait dire 15 km à pied minimum avec appareil photos et jumelles en main. On n'était pas rassurés non plus. Les rapports d’autres ornithologues parlaient de pentes hyper raides et défoncées. Claude n’avait pas envie de casser notre véhicule. Belle chenille dans un camping
14. MER DES CARAÏBES 25-3-2026 On longe cette côte caraïbe, qui peut sûrement plaire aux amoureux de la mer. Il fait très chaud et humide. On s’endort avec 35° dans le camper et l’on se réveille avec 28°. Les insectes piqueurs sont légion. On a pris cette barque à voile pour aller prospecter une lagune.
La recherche d’oiseaux est laborieuse. L’ibis rouge n’était plus sur les lagunes reconnues, il venait de migrer ailleurs car les lagunes s’assèchent entre mars et juin. Les cormorans et les goélands plongent sur un banc de poissons. Tout le long de cette côte, on voit beaucoup d’indiens en habits blancs. Ils habitent dans les pentes abruptes des forêts et s’entendent très bien avec les blancs et les métis. Certains autres indiens vivent dans les dunes vers la frontière du Vénézuela où ils savent trouver de l’eau douce.
SANTA MARTA, LA CIUDAD PERDIDA La fameuse « cité perdue » attire les touristes depuis quelques années. Le guide est obligatoire et le prix se marchande à partir de 300 euros pour 4-5 jours de marche. C’est la jungle. Des montées, des descentes, des centaines d’escaliers, beaucoup d’insectes piqueurs. La cité est plus ancienne que Machu Pichu. Elle est du 8ème s. Elle a été découverte par les étrangers en 1972. Mais les indiens locaux connaissaient ce site et en avaient gardé le secret. Les groupes de la guérilla comme les FARC s’y cachaient. Des touristes avaient été kidnappés. Actuellement, c’est sans problème.
15. CARTAGENA 28-3-2026 Très jolie ville coloniale, Carthagène des Indes, fondée en 1533. Elle s’appelle Carthagène des Indes pour la différencier de la Carthagène en Espagne. Carthagène des Indes Promenade le soir sur les muraillesElle est fortifiée car c’est depuis son port que partaient les bateaux chargés de l’or et autres richesses volées un peu partout à l’intérieur des terres. Les jeunes mariés parcourent les rues à la sortie de l'église.C’était aussi le port d’arrivée de milliers d’esclaves africains d’où une population actuelle noire ou métissée. Le physique des femmes ici est étonnant: des fesses proéminentes, de très grosses poitrines et des vêtements plus sexy que partout ailleurs en Colombie. L'une des rues du centre historique avec la CathédraleLe centre de la vieille ville est très joli avec tous ses petits balcons en bois agrémentés de vigne trompette grimpante avec ses cascades de fleurs violettes, la Cartagenera. Une autre rue du centre historiqueLa Cathédrale de Cartagena et toutes les églises sont pleines au moment des messes.Sept prêtres confessent une centaine de fidèles qui attendent patiemment.C'est bientôt Pâques. Ces gamins présentent une scène du Chemin de Croix.Claude a retrouvé son travail de tapissier sur une place.On a vu dans toute la vieille ville de beaux heurtoirs de porte en bronze.Comme dans la nature, le mimétisme existe.Vendeur de chapeauxNous avons trouvé les nôtres dans des boutiques.
A Cartagena, nous avons pris un hôtel climatisé au lieu d’aller dans un camping. Le chaud et humide est très fatigant. A Isla Capri Hôtel, nous avons bénéficié d’un prix longue durée de 180.000 pesos = 45€ la chambre avec petit déjeuner. C’est pas cher comparé à des hôtels au centre à 600 dollars ou à l’hôtel Ibis non loin à 120 dollars la nuit. Nous nous sommes permis de cuisiner dans notre chambre car les restaurants de Cartagena sont soit très chers, soit très nuls. Chaque fois qu’on sort se promener, on a de la peine à supporter le bruit continuel et assourdissant: le trafic incessant, les restaurants avec leur musique à fond, les vendeurs de fruits ou de nourriture qui ont sur le ventre un amplificateur de leur voix et de la musique, les gens qui crient et rient fort… Dans la publicité de la ville, ils parlent de plages paradisiaques. Que nenni. Les plages de la ville sont petites et serrées entre la mer grisâtre et un trafic infernal sur l’avenue qui longe la mer. C’est encombré de monde, bruyant et assez sale. On ne peut pas se promener le long de la mer sans avoir à revenir sur la route pour passer d’une plage à une autre. Quand il y a du vent, on a admiré le kitesurf, sport né en 2000. C’est une planche tractée par une voile. Avec la force du vent, ces sportifs vont très très vite. Pour des palmiers et de belles plages, il faut aller bien loin de la ville, vers la péninsule de Baru.
16. LE DÉTROIT DU DARIEN Entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord, il manque 150 km de route dans l’Isthme de Panama à travers les marécages et les collines du Darien. La Panaméricaine qui joint l’Alaska à la Terre de Feu fait 48.000 km. Quelles sont les obscures raisons politiques et techniques pour ne pas relier par cette route les deux continents?
Le Détroit du Darien est une plaque tournante du trafic de drogue et le passage obligé des milliers de migrants clandestins de toute l’Amérique du Sud et du monde entier, qui veulent monter vers les États-Unis. ( 500.000 en 2023 ) Suivant le prix que les migrants peuvent payer, ils passeront entre 2 jours et 20 jours dans le Darien. Les asiatiques peuvent payer 700 $ aux narco-trafiquants et passeront sans trop de problèmes. Les migrants sud-américains les plus pauvres peuvent mourir d’épuisement, seront peut-être volés ou violés.
PASSAGE EN BATEAU ENTRE LA COLOMBIE ET LE PANAMA En 2014, le ferry italien acheté par un homme d’affaires panaméen nous aurait coûté 450 dollars mais il a été limogé sous la pression de la concurrence juste avant qu’on charge notre véhicule. Le Ferry italien pas cher du toutC’est à cause de ce limogeage que nous l’avions mis dans un container High Cube, 1100 $ par véhicule et les démarches portuaires à Panama faites par nous-mêmes. Nous avions pris le ferry presque vide et payé 110 $ p.p. la traversée vers Panama. En 2014, mise en container High Cube après que Claude ait vidé complètement notre camper pour le contrôle anti-narco.Tout notre barda avec le chien sniffeur
Pour les véhicules, la seule option est de les charger sur un cargo, soit dans un container, soit en RoRo, soit en Flat-Rack. Et pour les passagers, de prendre l’avion ou une croisière en bateau. Le Ro-Ro ( Roll On / Roll Off ), c’est quand le véhicule monte et descend les rampes du cargo par lui-même. Le Flat-Rack, c’est une plate-forme sur laquelle les véhicules lourds seront déposés avant d’être emmenés au cargo. Photo de l'agent: notre camper attaché sur le cargo pour un passage appelé RoRo
En 2026, le passage en container partagé avec un autre véhicule nous aurait coûté 2400$. Pensant que le prix serait quasi identique, nous avons choisi cette fois le Ro-Ro. Mais la facture de notre broker (agent, courtier) est arrivée en Euros, 2.350€. A la dernière minute, il nous a signalé 600€ supplémentaires à payer pour l’agent de Panama. Total de 2.950€ ou 3.450 $ soit 1000 $ de plus que sa facture du début. Ce n’est pas seulement le cargo qui a augmenté, ce sont les agences maritimes en Colombie et au Panama qui profitent de taxer les véhicules qui n’ont pas d’autre option pour passer du sud au nord ou vice-versa du racket organisé.
Il faut ajouter les frais d’avion pour nous, 200€ p.p. et une semaine d’hôtel, 300€.
On a pris un vol Copa de Cartagena à Panama City, 200€ p.p. À l’enregistrement, il faut prouver d’un vol par avion de sortie du Panama. Le Bill of Lading n’a aucune valeur puisqu’il prouve une sortie terrestre. Nous avons fait un onward ticket pour prouver une sortie du Panama. Google, bestonward ticket. Très facile, on a demandé un vol Panama/San José, on a payé 11€ p.p.. Dans les 30 minutes, on reçoit un PDF avec le vol demandé, billet valable 48 heures.
Pour organiser ce passage, il n’y a pas besoin d’un broker international (agent, courtier). Une erreur de notre part. Il faut simplement contacter un agent maritime à Cartagena. Nous avions Summit Cargo comme agence maritime. Directeur: Rodolfo Castro Farrayan +573105147544. Le responsable de notre passage a été Daniel Barrera +573161081070. On peut les contacter par WhatsApp en anglais, un avantage par rapport à d’autres agents qui ne parlent qu’espagnol. Détails pour le RoRo 2-3 jours avant l’arrivée du cargo, il faut aller amener le véhicule au port où il est contrôlé: châssis, couleur etc. Cinq heures de temps. Le jour avant l’arrivée du cargo, on doit aller au port pour le contrôle anti-narcotique. Summit Cargo avait 4 autres véhicules à présenter. Tout s’est bien passé pour tous. Les contrôleurs n’ont ouvert qu’une ou deux armoires. Le chien a bien snifé partout. Daniel Barrera de Summit Cargo filmait les gars du narco non stop. Est-ce qu’il y aurait eu de la drogue passée par les contrôleurs eux-mêmes ? Cinq heures de temps. Le lendemain, le cargo repartait. Et 24 heures plus tard, il accostait à Panama. Photo de la publicité pour notre cargo
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